20 mars 2012
Printemps écarlate
Parce que j'ai du mal à penser au printemps aujourd'hui, parce que mes pensées vont vers les enfants, vers les parents, vers le Sud, vers Toulouse, vers Montauban, vers la Belgique aussi, vers tous ceux pour qui le printemps ne signifie rien, parce que je n'ai pas les mots, j'ai fait une photo.

Hommage, tristesse et immense compassion...
Commentaires
PERLIMPINPIN
Voilà.... Il y a des paroles datant de plus de 25 ans, écrits par une grande dame, qui me sont venues en admirant ta photo et en lisant tes mots.
Perlimpinpin
(BARBARA)
Pour qui, comment quand et pourquoi ?
Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?
C'en est assez de vos violences.
D'où venez-vous ?
Où allez-vous ?
Qui êtes-vous ?
Qui priez-vous ?
Je vous prie de faire silence.
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
S'il faut absolument qu'on soit
Contre quelqu'un ou quelque chose.
Je suis pour le soleil couchant
En haut des collines désertes.
Je suis pour les forêts profondes,
Car un enfant qui pleure,
Qu'il soit de n'importe où,
Est un enfant qui pleure,
Car un enfant qui meurt
Au bout de vos fusils
Est un enfant qui meurt.
Que c'est abominable d'avoir à choisir
Entre deux innocences !
Que c'est abominable d'avoir pour ennemis
Les rires de l'enfance !
Pour qui, comment, quand et combien ?
Contre qui ? Comment et combien ?
À en perdre le goût de vivre,
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles !
Mais pour rien, mais pour presque rien,
Pour être avec vous et c'est bien !
Et pour une rose entr'ouverte,
Et pour une respiration,
Et pour un souffle d'abandon,
Et pour ce jardin qui frissonne !
Rien avoir, mais passionnément,
Ne rien se dire éperdument,
Mais tout donner avec ivresse
Et riche de dépossession,
N'avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne pas parler de poésie,
Ne pas parler de poésie
En écrasant les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour au murs gris
Où l'aube n'a jamais sa chance.
Contre qui, comment, contre quoi ?
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
Pour retrouver le goût de vivre,
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles.
Contre personne et contre rien,
Contre personne et contre rien,
Mais pour toutes les fleurs ouvertes,
Mais pour une respiration,
Mais pour un souffle d'abandon
Et pour ce jardin qui frissonne !
Et vivre passionnément,
Et ne se battre seulement
Qu'avec les feux de la tendresse
Vivre,
Vivre
Avec tendresse,
Vivre
Et donner
Avec ivresse !


























Un trop plein de tristesse qui tire les larmes sans qu'on puisse les retenir ...
Condoléances ... pensées sincères pour toutes ces personnes qui souffrent ...
à cette heure-ci je crois que l'abominable personne qui a commis ces monstruosités, est en passe d'être arrêtée .... et c'est bien.
Merci Pastelle.