29 avril 2011
Lyon sur l'impériale
Une autre façon de découvrir Lyon, une autre manière de photographier la ville aussi, dans les bus à impériale découverte. Merci à Olivier Michel, à la fois photographe membre de l'association Imag'in et directeur général des voyages N&M, qui nous a offert cette chouette balade.
Ne serait ce que pour cette photo, j'ai adoré faire ce tour. J'étais juste à la bonne hauteur pour saluer Saint Exupéry et le Petit Prince sur le mur peint des lyonnais célèbres. Depuis le temps que j'essayais de la faire et que je n'étais pas contente de moi...

Ici la place des Terreaux, l'hôtel de ville. Encore une fois à la bonne hauteur, pas embêtée par les piétons...

Et ici la basilique de Fourvière, pour une fois sans voitures à son pied, la vue depuis l'impériale permettant de les éviter. Vous trouvez aussi qu'elle ressemble à un éléphant renversé vous ?

Egalement assez haut pour bien distinguer les muses de l'Opéra. Oui, il en manque une, Uranie la muse de l'astronomie. Et savez vous pourquoi ? Pour une histoire de symétrie ! Comme me le soulignaient certains en commentaires récemment, à chacun son essentiel. L'architecte M. Chenavard avait sa conception à lui. :)

Mais la balade nous a également conduits sur les quais de Saône

Et les berges du Rhône...

Et à plein d'autres endroits, mais je vais m'arrêter là. Une balade très agréable, de plus la lumière était très belle, et la petite voix dans l'écouteur nous racontait plein de choses intéressantes. Ce qui était très drôle aussi c'est que les passants nous prenant pour des touristes nous faisaient de grands signes et parfois nous demandaient de les photographier ! :))
Pour tout renseignement, clic sur le petit bus. Et je conseille la promenade à tous. Vraiment sympa !
27 avril 2011
Pastelle et les haricots magiques
Vous connaissez tous je pense l'histoire de Jack et du haricot magique ? Le jeune Jack rencontre un sorcier qui lui échange sa vache contre des haricots magiques, capables de pousser jusqu'au ciel... Quand Jack revient à la maison sa mère furieuse jette les haricots par la fenêtre. Normal. J'aurais été énervée aussi. Et... Et allez lire la suite de l'histoire si vous ne la connaissez pas. Tout ça pour vous dire que moi j'ai trouvé l'arbre du sorcier, celui sur lequel poussent lesdits haricots magiques.

C'est juste à côté de ma maison. Et même qu'il y en a plein...

Plein plein plein... Vous en voulez ? Moi j'en ai semé un. Si je disparais vous saurez pourquoi. Sinon je vous tiens au courant. :)

Sur cette dernière photo j'ai fait un petit tour de magie moi aussi. Y a pas de raison. :)
Edition de vendredi : ci dessous la version originale. Clic.
25 avril 2011
Photo warrior
Dans le cadre de mon association Imag'in, j'ai suivi le mois dernier un atelier intitulé "Photo warrior".
Initié et animé par Laetitia Debruyne, également "modèle warrior", qui tente de rassembler tous ses visages, toutes ses facettes dans sa galerie ici, je reprends ses mots pour expliquer la base du concept, inventé par elle : "Warrior parce que rien ne m’arrêtera si la collaboration proposée me motive : météo extrême, environnement hostile, mise en danger de ma santé mentale, humour douteux, repas à la limite du mangeable, voyage long et périlleux, conditions de séance hasardeuses, thématiques inexplorées". Mais un seul site ne suffit pas pour définir Laetitia, et elle est aussi Kinesphère, conceptrice de sites Internet, et il est fort possible que j'aie besoin de ses services rapidement... :)
En tant que stagiaire de premier niveau, je n'ai pas vraiment souffert, il faut franchir les étapes unes par une. Si effectivement j'ai marché grimpé rampé, la météo était belle, l'environnement hostile s'est limitié à quelques barbelés, ma santé mentale n'a été mise en péril que par quelques fous rires, et le repas fut délicieux...
La seconde partie du principe "Photo warrior" est qu'il ne faut rien imposer au modèle, le considérer en fait comme un animal sauvage, le laisser s'amuser, le suivre, et se débrouiller pour faire des photos. Un genre de photos animalières, quoi.
L"'animal" de ce jour était Quentin. Merci à lui de son implication et d'avoir si bien joué... :)
La bête en question aimait beaucoup les arbres, du style à faire corps avec les troncs, et débrouille toi le photographe avec les branchages et les ombres et les ronces...

Il n'avait pas peur non plus d'une eau à 12°, que rien qu'à la regarder moi j'avais peur de choper le typhus, en plus d'une pneumonie carabinée...

L'animal éprouvait semble t-il aussi une joie sans pareille à jouer avec et dans la boue... Petit essai de portrait en noir et blanc.

Aucune crainte à se frotter aux barbelés...

Et plutôt pas mal dans le style homme des bois esprit de la forêt... :)

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Merci de tout coeur à vous deux, Laetitia et Quentin. Une journée pas comme les autres. Appris plein de choses.
Un immense plaisir. :)
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24 avril 2011
Un oeuf à protéger
Attention fragile !
Joyeuses Pâques ou simplement bon dimanche. :)

21 avril 2011
Il nous faut regarder
J'ai reçu un mail ce matin, un message bouleversant, qui disait : "Il suffirait pourtant de les regarder vraiment, les gens. De chercher à comprendre ce qu'ils cachent derrière... [ceci, ou cela]... des êtres humains".
Un mail comme un point de soulignement, pour changer de mon fatigant point d'interrogation, à la note que je voulais faire, la suite de celle d'hier. "L'essentiel".
L'essentiel c'est ça. C'est qu'il nous faut regarder. Regarder vraiment. Les gens surtout, et puis les fleurs, les choses, la vie, le monde...
Pour reprendre les mots d'Yves Simon, "Si tu prenais le temps camarade de rencontre, de me regarder dans la peau, au coeur de ma solitude, là où s'inscrivent les mémoires de l'amour, de la guerre et du froid".
Ma fleur d'hier était un exemple. C'était une fleur de marronnier rouge. Ma photo l'a isolée de son groupe, je l'ai photographiée "au coeur de sa solitude" et personne ne l'a reconnue, vous l'avez prise pour un lys. Et elle le mérite bien. Comme tant d'autres, lorsqu'on les regarde ainsi... Humains ou non.
Je les avais découvertes et présentées l'an dernier ici, ces fleurs de marronniers. J'écrivais : "Elles sont si belles, et je ne le savais pas". Je pourrais dire la même chose. Et puis surtout : "Il nous faut regarder...".
Par petit groupe en blanc, avec une profondeur de champ normale...

Et en grappe, la vision habituelle...Façon Pastelle. :)

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Derrière la saleté
S'étalant devant nous
Derrière les yeux plissés
Et les visages mous
Au delà de ces mains
Ouvertes ou fermées
Qui se tendent en vain
Ou qui sont poings levés
Plus loin que les frontières
Qui sont de barbelés
Plus loin que la misère
Il nous faut regarder
Il nous faut regarder
Ce qu'il y a de beau
Le ciel gris ou bleuté
Les filles au bord de l'eau
L'ami qu'on sait fidèle
Le soleil de demain
Le vol d'une hirondelle
Le bateau qui revient
L'ami qu'on sait fidèle
Le soleil de demain...
(Jacques Brel)
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20 avril 2011
L'essentiel
"J'écris sur le fil de l'essentiel. En cherchant à dire quasiment tout avec presque rien". (Yasmina Reza)
J'aime beaucoup cette définition. Et cette conception de l'écriture.
J'ai essayé de l'exprimer en photo.

Découverte de la mise au point manuelle, enfin... :)
(NB : Aucune manipulation ou rajout de flou dans cette photo, elle est nature, juste recadrée...)
Reconnaissez vous cette fleur ?
19 avril 2011
Variations sur une fourchette
Avant de faire de la photo, je faisais beaucoup de "bricolages" d'images. A l'aide de Paint Shop Pro. (On peut aussi faire le même genre de choses avec des logiciels gratuits, par exemple Photofiltre. )
Parfois ça me manque parce que c'est une activité qui me détend et me vide la tête. Alors je réalise des bannières ou encore je craque quand je tombe sur un jeu comme chez Clo l'Ottomane, qui propose de s'amuser avec une fourchette. Vous pouvez aller voir, et surtout essayer vous même, c'est amusant comme tout, à réaliser et à regarder. Auparavant il y avait eu le jeu de l'ananas, chez Yves qui a été un grand succès, et Nissoup avait débuté avec le mont Saint Michel dont il a fait un album.
Toutes les photos utilisées sont des photos personnelles, sauf l'écrin, trouvé sur le net.
Je propose d'abord la fouchette molle. Photographiée à Pérouges sous les glycines.

La fourchette girafe, au parc de la tête d'Or

Dans le jardin à la pelouse impeccable du voisin, j'ai fait pour me venger du bouturage de fourchette.

La fourchette doudou, avec l'aimable participation de Soel

Puis j'ai construit une nouvelle tour à côté du Crayon de Lyon, entre crayon et Oxygène, la fourchette tour.

Et enfin, celle qui fut en fait la première, la fourchette chic.

Et maintenant, à vous de jouer ! :)
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Edition de mercredi : Et sur une idée de Lizagrèce à partir de ma tour, la fourchette infernale ! Remake.

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17 avril 2011
Le couvent et l'oie
Il m'arrive quelquefois de prendre la voiture et de partir au hasard, de préférence sur des routes ou des chemins que je ne connais pas. Ca m'est arrivé aujourd'hui, il faisait beau, je cherchais de la verdure de l'air du soleil... Et puis de petites routes en petites routes j'arrive à un endroit indiqué : "Domaine de la Tourette", avec une flèche "Parking". Je me dis chic, ça doit être un parc, je vais pouvoir me balader et faire des photos sympas. Je me gare, descends de voiture et prends un petit sentier, attirée par des arbres qui semblent fruitiers.
Et puis tout à coup au détour du chemin je vois ça ! Un peu interloquée je m'arrête et heureusement une charmante oie passait par là... Je lui demande "C'est quoi ce truc ?".
- Mais c'est un couvent, évidemment, me répond l'oie.
- Drôle de couvent, je suppose que tu plaisantes !
- Mais bien sûr que non, ce couvent est une oeuvre majeure de l'architecte Le Corbusier, il fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques, et il est aussi labelisé "Patrimoine du XXème siècle"
Du coup je me demande laquelle des deux est l'oie, je la remercie poliment, et je poursuis mon chemin.

Et me voilà tout près. Je suis de plus en plus perplexe pour cette histoire de couvent. Je ne vois que du béton...

Arrivée là je me retourne pour admirer la vue, je vois mon oie qui me surveille, sous l'arbre, histoire de vérifier que je ne me suis pas trompée de chemin je suppose...

Je fais le tour, une autre photo de côté. Et j'entends de la musique religieuse, je commence à y croire...

Et me voilà à l'arrière du bâtiment. Et là je ne suis plus toute seule, je vois un troupeau accompagné d'un guide. Je les ai sauvagement coupés sur ma photo, mais du coup je réalise vraiment que je ne suis pas seulement dans un parc ordinaire...

Je pénètre à l'intérieur d'une cour, et je pense à tous ces photographes capables de tirer le meilleur des éléments graphiques, ils se seraient bien amusés. Dan, Eric, si vous passez par là... J'ai juste fait cette photo.

Pour le clocher, par contre, je me suis appliquée. et c'était le plus compliqué, beaucoup d'embûches... :)

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L'histoire est presque vraie, je suis arrivée là totalement par hasard, l'oie est effectivement sortie de l'eau à mon arrivée et m'a accompagnée un bout de chemin. Bien sûr elle ne m'a rien dit, je me suis renseignée à mon retour à la maison. Pour ceux que ça intéresse, le site officiel est là, et beaucoup d'informations ici.
J'ai lu aussi cette citation de le Corbusier : "Ce couvent de rude béton est une œuvre d'amour. Il ne se parle pas. C'est de l'intérieur qu'il vit. C'est à l'intérieur que se passe l'essentiel."
Mais il faisait trop beau aujourd'hui pour aller à l'intérieur. Ce sera pour une prochaine visite. :)
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16 avril 2011
Des promesses oranges
Lisant hier chez Taka un article fort amusant sur les oranges bio d'origine bretonne, bah oui parait que ça existe, riches en iode et tout et tout, elle m'a donné l'idée d'aller revoir "mon" oranger, celui dont je vous avais présenté les fruits ici en octobre.
Le vent avait fait un sort à la plupart des fleurs, mais il en restait quelques unes, et en leur coeur j'ai découvert des promesses d'oranges, des bébés, des toutes petites...

De profil aussi...

Et de tout près...

C'est joli, non ? Il faudra que je pense à aller surveiller leur maturation. :)
14 avril 2011
Leurs mots sur mes photos
C'est émouvant lorsque quelqu'un vous emprunte une photo, lorsque l'image inspire une histoire ou des mots à un autre, lorsqu'elle trace son chemin vers un autre coeur . Outre la fierté, c'est un peu comme de lâcher la main de son enfant, le laisser libre d'aller vers d'autres horizons, d'autres regards, d'autres musiques.
Les Héphémères m'a fait ce plaisir ce matin, elle dont j'admire tant la façon de dire et de raconter. Son blog fait partie de ceux que j'ai parcourus entièrement lorsque je l'ai découvert. Une écriture à fleur de coeur, à fleur d'émotion.
Je vous conseille ce texte, au hasard ou presque. Bouleversant. Chez moi c''est cette photo là qui l'a inspirée, une de mes débuts... Et voilà cette image qui reprend une nouvelle vie, une autre vie... Merci.

En bas de l'escalier
Elle l'entend à peine respirer
Il est là, tout ébouriffé
En bas de l'escalier
De par ses pas trop usé
Il t'attend encore,
Regardera jusqu'à l'aurore...
Elle l'entend à peine pleurer
Il est là, tout accoutré
De ta chemise usée
Habillé d'amour délaissé
Il t'attend encore,
En larmes qui perforent...
Elle n'ose s'approcher
Il est là, à la fenêtre collé
Le bout du nez gelé
Sur une vitre embuée
Il t'attend encore,
Et l'espoir se décolore...
Elle le regarde, et ce chagrin la dévore
Elle le voudrait sien pour qu'il s'évapore
Elle va descendre le chercher
Cajoler, réconforter, et d'amour redoubler ...
Un poème de L.H.
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Edition du soir :
Je rajoute ici ce poème reçu dans mes commentaires par Marie LC. Je ne connaissais d'elle que ses magnifiques photos, et voilà une nouvelle découverte... Je suis amusée et émue aussi de constater que certains voient dans cette photo un enfant, et d'autres une "dame en rouge". C'est magique !
La dame en rouge
Que fait-elle cette dame tout de rouge vêtue
En bas de l'escalier d'où elle est descendue ?
Elle attend le retour peut-être de l'aimé
Ou un de ses enfants revenant du lycée...
A moins peut-être qu'elle ne pense aux ans passés
A ce temps où les rides étaient encore bien loin
A ce temps où les hommes croisant son chemin
Sur elle déposaient leurs regards aiguisés.
Ce temps où elle portait déjà beaucoup de rouge
Temps béni des amours et des petits secrets
Temps où seul un regard sans que le corps ne bouge
Lui disait « tu es belle » sans avoir à parler.
Ce temps où sa beauté fièrement arborée
Elle vivait sa vie sans question se poser.
Mais le temps file hélas et avec lui les jours
Et disparaît soudain la saison des amours.
Mais peut-être la dame en rouge de l'image
Pense t'elle simplement à tout sauf à son âge
Et se dit que la vie lui a beaucoup donné
Et qu'elle ne cesse pas avec les feux d'été.
© Marie LC, 14 avril 2011
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Et puis avant, la première à m'avoir emprunté une image, ce fut Lautreje, encore une femme, une écriture, une personnalité, une sensibilité que j'admire particulièrement. Ce sont mes clefs qui lui parlé, celles ci. Merci encore. Et chez elle aussi, une note presque au hasard, celle la. :)

Croire
Tout est incertain, seul le doute est vrai. Seulement le besoin de croire existe, alors croire en qui ? croire en quoi ?
Je propose de croire en soi avant de croire en l'autre.
Parce ce que tu es bien plus que ce que l'on a dit de toi
Parce que la parole de l'autre est de sa responsabilité et non de la tienne
Parce que tu agis, tu fais, tu actes chaque jour en cohérence avec tes valeurs
Parce que tu mérites de t'aimer
Parce que, qui peut te dire ce qui est bon pour toi, qui mieux que toi peut savoir où est ton chemin ?
Croire en soi est la solution pour ne pas être aspiré dans des croyances qui ne sont les siennes.
Un texte de Lautreje
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